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La Meuse à petits pas
Verdun « Au fil des siècles »

9 km – dénivelé 93 m
Antiquité : L’histoire de Verdun plonge ses racines dans l’âge de la pierre taillée. La présence hu maine dans la région date de 300 000 à 400 000 ans). Le nom celtique de Verdun provient de sa situation sur un éperon rocheux dominant le fleuve, signifiant la forteresse. Le quartier actuel de la ville-haute de Verdun, autour de la Cathédrale, fut jadis occupé par un poste militaire gaulois qui prit le nom de Virodunum. Plus tard les romains en firent un castrum (Camp Romain) car il se trouvait au point de croisement de la grande voie reliant Metz à Reims. Les onze sièges, que la ville a subis, prouvent l’intérêt attaché à sa possession. A chaque grande époque de l’Histoire son nom retentit.
En 450, les Huns d’Attila ravagèrent Verdun. Clovis l’assiégea et prit la ville en 485. Elle eut ensuite à souffrir des invasions des Normands et des Hongrois. Les premiers y arrivaient en remontant la Meuse, les seconds venaient d’Alsace par Metz.
Haut Moyen Âge : Le traité de Verdun en 843 est considéré par les historiens comme l’un des plus importants de l’histoire européenne. En effet, il consacre la partition de l’empire de Charlemagne, en trois unités distinctes qui donnent naissance à l’ouest, à la Francie occidentale (France) et à l’est, à la Francie Orientale (Allemagne). La Francie médiane, large bande de terre située au centre, qui relie la mer du Nord à la Méditerranée, connaît une rapide décomposition en plusieurs territoires. La question de la frontière entre France et Allemagne est posée pour onze siècles.
Bas Moyen Âge : De 936 à 1089, Verdun connaît l’une des plus brillantes périodes de sa longue histoire. Les empereurs, les évêques, les comtes, les moines et les marchands contribuent à son développement. Au XIIème siècle, les comtes de Bar prétendirent dominer l’évêché de Verdun et en avoir l’avouerie. Au cours des siècles suivants, les comtes de Bar restèrent pour Verdun des voisins dangereux, de même que les comtes de Luxembourg. Les seigneurs de ces deux Maisons, tantôt ennemis, tantôt alliés, s’unirent parfois pour opprimer l’évêché de Verdun.
Temps modernes : Le 12 juin 1552, Henri II, roi de France, entre dans Verdun qui n’oppose pas de résistance. C’est alors que débute le processus de rattachement à la France des Trois-Évêchés Verdun, Metz et Toul Depuis 925, la ville faisait partie du Saint Empire romain germanique. Verdun devint français de fait en 1552 son rattachement définitif est entériné en 1648 par le traité de Westphalie. Pour protéger les nouvelles frontières du royaume et renforcer sa position, le Roi décide la construction d’une citadelle de type « bastionnée ». Sa construction, maintes fois repensée, est achevée en 1631 par le maréchal de Vauban.
De la Révolution à l’époque actuelle : Le 14 juillet 1789, jour où la Bastille est prise d’assaut par les Parisiens est, par tradition, considéré comme marquant la fin de l’« Ancien Régime » et le début de la Révolution Française. Le président de l 'Assemblée Constituante est l'abbé Grégoire. Le 16 février 1792, alliance défensive contre la France révolutionnaire entre la Prusse et l’Autriche. Le 20 avril, la France déclare la guerre à l'Autriche. La Prusse déclare la guerre à la France en vertu de l'accord austro-prussien du 16 février. La ville subit le siège du duc Brunswick. Sous la pression de la population qui craint un bombardement, le colonel de Beaurepaire signe la reddition le 30 août 1792, avant de se suicider. Après la victoire de la bataille de Valmy (20 août), sur la Prusse la ville est évacuée par l’armée prussienne en bon ordre le 14 octobre.
La ville est à nouveau prise lors de la guerre franco-allemande (19 juillet 1870 - 29 janvier 1871) qui opposa le Second Empire français et les royaumes allemands unis derrière le royaume de Prusse (aussi est-elle parfois appelée guerre franco-prussienne). Le conflit marqua le point culminant de la tension entre les deux puissances, résultant de la volonté prussienne de dominer toute l'Allemagne, qui n'était alors qu'une fédération d'États indépendants. La défaite entraîna la chute de l'Empire français. La France doit rendre à l'Allemagne les pays annexés par Louis XIV en 1681 une partie des quatre anciens départements de l'Alsace-Lorraine. La conséquence immédiate de cette guerre est l'avènement de l'Allemagne bismarckienne qui va dominer seule l'Europe continentale pendant près de trente ans. Reste en France le sentiment d'une revanche à prendre qui s'amplifie jusqu'en 1914 (Première Guerre mondiale). En 1919, la province allemande d'Alsace-Lorraine redevient Française.
En 1916, la bataille de Verdun fut l’une des principales batailles de la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle la ville résista à tous les assauts. Suite à cet évènement, la ville de Verdun fut citée à l’ordre national de la Légion d'honneur par le décret du 12 septembre 1916. Lors de la grande guerre, 360 000 Français et 335 000 Allemands sont morts à Verdun.
Verdun est en 2008, avec 26 médailles, la ville la plus décorée de France.
Présentation et Photos : Jannick SEGUIN
Textes : Document Office de tourisme de Verdun,Wikipédia
Randonnée animée par les Semelles aux vents
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